Mamzelle Coloc à Claques !!!

Mamzelle Soso raconte à travers la vie rocambolesque de sa colocation, son histoire à elle, ses délires et ses doutes, ses réussites et ses déroutes... Avec moult astuces, infos et clins d'oeil sur Paris Panam.

18 avril 2008

... J'écris donc je suis ...

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    Quand Nina Sotte Fille inventa de toutes les paillettes de sa tête ce tag si fou, si fou, si fun je criais au génie  ! Surtout qu'elle  proposait que l'on scan notre écriture , et là j'dois dire que mes doigts firent la ola tous seul. Chouettttte, j'vais pouvoir utiliser le scanner de la boîte en plus ( réflexion complétement débile, je vous le concède mais que voulez vous, moi les grosses machines du futur ça m'excite, ca fait des bips et puis des hips)...

    Et voili voilou mon écriture, ma trace, le sillage de ma plume sur papier froissé... Je dois vous avouer que je n'aime pas trop mon écriture, autrefois j'en étais même complexée au point de la travailler des heures entières un dimanche sous la pluie, redessinant chacune des lettres... Et puis le naturel revint au galop, et je me résignais, préférant surtout passer mes dimanches à parler gars&kilos avec les copines, qui elles, mettaient des ronds ou des cœurs sur leur i... Un poil rebelle, je ne tombais jamais dans ce courant, par contre je ne lésinais pas sur les tirets en trop tout partout. Et puis un jour, alors que ma mère s'autorisait une parenthèse professionnelle, elle se passionna pour la graphologie avec l'une de ses copines. Même qu'elle alla jusqu'à l'examen final dis donc...  La graphologie est source d'un léger conflit entre Coué coué et ouam, qui en bonne  étudiante en psycho  considère cette profession comme la lie du charlatanisme et de la psychologie de comptoir. Bin moi je ne suis pas d'accord... Je pense qu'une écriture est instinctive, naturelle, et qu'au contraire elle peut en dire beaucoup sur chacun d'entre nous. Elle est physique, et de la même manière que je ne pense pas à chaque seconde à inspirer et à expirer, je ne réfléchis pas à la forme de mon o ou de mon a quand j'écris un billet doux à mon cher et tendre... Et puis la graphologie a fait beaucoup pour moi dans le passé, c'est grâce à l'expertise d'un éminent graphologue alsacien, que celui qui avait cambriolé mon appartement et menacé, laissant un mot pathétique sur mon miroir (mot écrit avec mon rouge à lèvre fétiche en plus (gniii)) , fut  confondu...  Et  condamné... Moi qui le défendais corps et âme, de tout mon amour, si cette analyse n'avait pas permis de le confondre, je serai encore aveuglément amoureuse d'un monstre ! Et vous la graphologie, vous en pensez quoi d'abord ? Hein ?

Bon, et puisque je suis une très mauvaise élève de la blogosphère ces derniers temps, que je passe trop rarement sur vos blogs pour vous saluer joyeusement, je propose à qui veut de reprendre ce tag... Même si j'aimerais beaucoup voir les pattes de Chat de notre Chat et de celui d'Emma, les mots Zen de la Miss éponyme, les bulles ou non des i de Lullabulle et les mots rigolos d'Amelimelo ;-)

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(La pensée philosophique du jour est en fait une chanson toute douce que mon grand père adoré me chantait petite... Elle a pas l'air comme ça, mais cette comptine est d'une poésie toute folle)

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13 mars 2008

... #2 La vie rêvée des zanimaux : Selon les hommes ...

la vie des animaux selon les hommes

    Je déclare cette journée, journée des bestioles et  d'leur coutumes, puisque je persiste et je signe avec ce programme court diffusé sur France 5 (produit par Stéphane Simon, Téléparis). Il est bêbête mais pas méchant, et à mon sens 'achement marrant. Surtout le singe, on dirait m'sieur l'Comte de Gnoufignac à l'affut de la moindre de mes potées ! Muhahaha, je vous demandais tantôt, enfin y'a une p'tite heure donc, si vous maîtrisiez quelconques langues animales, cette fois-ci j'pousse le bouchon, mais quel est donc t'il donc l'animal que vous imitez le mieux ? Moi j'hésite entre l'escargot et la marmotte, ou bon le poisson rouge, mais bon je suis un peu claustrophobe alors non pas l'poisson, disons la marmotte... Parce que je manque terriblement de sommeil, mais quand on m'demande le ronron du dormeur rythme à merveilles le souffle de mon coeur... 

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... #1 La vie rêvée des zanimaux : Cut Cut ...

Cut Cut

    La semaine dernière je trainais mes pupilles à la dernière session des "Petites Histoires d'Eux", dont je vous avais déjà parlé  autrefois. Et comme d'hab la programmation était excellente, dont ce p'tit court tourné en 48h dans le cadre du "48h Film Project". Excercice 'achement ardu, où plusieurs équipes ciné (une soixantaine), amateur ou pas, se retrouvent un vendredi à 19h pour l'apéro, et tirent chacune un thème au hasard. Celle de Ben Carniaux aurait pu se prendre le mur, puisqu'ils tirèrent le "Film Animalier".  Saupoudrez le tout de trois contraintes identiques pour toutes les équipes, et les voilà à deux centimétres du crépi (allez dont caser dans un film animalier, un parapluie, un inspecteur et le dialogue "Si c'est pas malheureux ça). C'était sans compter sur leur talent surprenant, grâce auquel ils écrivaient, réalisaient, interprétaient et montaient en un WE cet ovni sur pelloche, qui pour les amateurs de parodie animalière est à pleurer de rire ! Je ne sais pas si c'était l'abus de vin blanc, la bonne ambiance de cette soirée, ou rien que la sympathie de l'équipe, mais sans en avoir l'air, leur petit court s'attira toutes les éloges. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs, qu'ils décrochèrent deux prix : celui du meilleur acteur pour Romain "le chien" Vissol et celui de la meilleure réalisation pour Ben Carniaux, lors de la cérémonie (huhu pompeux ce mot, non ?) du "48h Film Project". Et vous vous parlez animal ou bien ? Moi j'vous avait déjà donné la réponse, .

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08 mars 2008

... Une Créatrice Lumineuse ...

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    En pleine grisaille hivernale, et après quelques déconvenues chez French Touche, Céline Saby illumina mes pupilles telle une drôle de fée tombée du ciel. Depuis deux mois la boîte à quality street de la coloc (comprendre la chambre de mon amoureux et ouam, et son p'tit côté bollywood) est plongée dans l'noir, enfin depuis notre table de nuit dont la vieille loupiotte rendit l'âme suite à une crise d'hystérie féline de notre boule de poil... Miaow... Il n'y a rien de plus désagréable que d'avoir à s'extirper du lit douillet pour éteindre la lumière, dont l'interrupteur, sinon ce ne serait pas drôle, est évidemment situé à l'autre bout de la chambrée ! Ainsi nous étions en quête d'une lampe de chevet, mais petit budget oblige et énorme passion déco, je ne voulais pas me rabattre sur l'éternelle boule  chinoise version cylindre... Qu'en plus qu'elle jaunit au fil du temps (feue notre loupiotte félin'dead). Ainsi donc le chemin s'annonçait long et douloureux. Pis un jour que je me baladais sur French touche, je tombais en pamoison devant les créations de Céline Saby... Délicate, un poil japonnisante, chic et simple à la fois, voilà je sombrais et me ruais en boutique chercher mon graal. En boutique, 'cause par le oueb c'est pas possible, et qu'ils indiquaient qu'y'en avait en stock. Les vilains, y'en avait plus... Enfin le modèle pour lequel mon coeur f'sait boumboum, celui en haut à droite... Toute tristoune et pas franchement réconfortée par la demoiselle de chez French Touche qui s'était levée d'un pied de hobbit, et qui, non contente de nous faire bien sentir qu'on la saoulait, prit ma Couicouinette légèrement pour une andouille, quand celle-ci se demandait si certains bracelets n'étaient pas trop petits pour son poignet (c't'une autre histoire vous m'direz, mais l'accueil n'était pas à la hauteur de la magie du lieu, une vraie déception).
    Bref je vais faire moins long, la Star c'est Céline Saby, celle à qui j'envoyais un mail énamouré et lui demandais si par hasard, un modéle de sa lampe anémone ne trainerait pas dans un coin... La fée me répondit à peine 24h plus tard, m'expliquant que non y'en restait plus, mais qu'elle pourrait me la faire avant l'printemps, et pour 52 euros seulement (66 euros chez French Touche)... Elle est pas belle la vie ? Je n'en revenais pas de tant de délicatesse, puisqu'en plus j'ai eu le choix du tissus, donc est en préparation une petite lampe anémone (35 cm de hauteur) sur fond ivoire, bordée d'un liseret noir. Je suis aux anges, c'est exactement ce que je cherchais ! Quant à notre créatrice, elle partage avec d'autres artistes un atelier qui nous ouvre ses portes tous les samedis... Petit aperçu bucolique ci-dessous.

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L'atelier Beau Travail, ouverts tous les samedis de 14h30-19h30,
67, rue de la  Mare 75020 Paris-M° Jourdain

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18 février 2008

... Ceci n'est pas un film ...

Ceci n'est pas un film

Une storyline simple, une réalisation sobre et efficace, une interprétation épurée de toute futilité et surtout une chute, une vraie... C'est le genre de petit court si pertinent que j'affectionne tout particulièrement. Il fût réalisé en Novembre 2007 par Thibault Mombellet dans le cadre d'une session des filmistes dont le thème était "Ceci n'est pas un film". Mais Les Filmistes, kesako coco ? C'est un collectif de jeunes réalisateurs qui n'en veulent, qui se réunissent toutes les trois semaines et s'arrêtent sur un thème, qu'ils devront imager pour la session suivante dans un format court d'une minute. Pour la blague, il y a deux mois à peine j'étais bien incapable de soupçonner l'existence de cette assoc', quand une cops m'en causa trois mots entre deux virgules... Curieuse, et légèrement alcoolisée de not' soirée, j'me jetais sur ma souris pour en savoir plus. Oh bah dis j'en étais comme deux ronds d'flancs, toute chose, Hugo Dillon qu'a l'first rôle dans ce court est le premier bonhomme que j'ai eu à embrasser sur un plateau dites donc... On répétait Lucrèce Borgia (Victor Hugo), et lui bien-sûr interprétait Alphonse... Bin dites donc, c'était il y a quelques années déjà et nous nous sommes perdus de vue depuis, m'enfin j'dois admettre qu'il était pas vilain mon Alphonse !

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02 février 2008

... Billet Botté ...

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    Je vous parlais tantôt de mon coup de coeur pour le site de Rosa Rose, Post Hit, où la belle s'amuse des looks excentriques des podiums, en jouant avec les (très bons) mots... Hiiiii j'ai trouvé le même version talon... Ce n'est pas une grande découverte hein, il tourne déjà beaucoup dans les blog-roll des copines, mais je le trouve si doux si fou si fun, qu'il fallait que je vous en parle. Talonnette s'amuse avec une juste mesure de notre folle passion pour les chaussures, et répertorie tantôt les souliers improbables et excentriques, ou tantôt les chaussures pour lesquelles nous déclarerions sans vergogne la guerre à notre banquier... Ahhhhhh ces bottes Louboutins vertigineuses et leur semelle rouge rouge j'te veux... Un jour elles seront miennes, oh oui, un jour elles seront miennes. J'adore j'adore surtout parce qu'avec charme, humour et bons mots je profite d'un léche vitrine audacieux sans en avoir l'air... Mais nan chéri je ne cherche pas à griller ma CB sur le net, y'a même pas de boutique sur Talonnette... Nan j'me tiens au courant quoi, avec auto dérision en plus, alors, hein bon... Rhm par contre tu sais ma p'tit robe noire que tu m'as offerte pour mon anniversaire ? Bin écoute, c'est ouf, mais elle est faite pour s'assortir avec les Reverse de Marc Jacobs (post du 6 janvier mon amour)... Attends c'est dingue, elles ont un design incroyable, ça t'plairait ce côté graphique du talon à l'envers, je sais pas c'est une sorte de protestation contre ce monde où chacun marche en mettant un pied devant l'autre et sur les talons ! Nan mon amour, ces chaussures de Marc Jacobs ont une portée hautement philosophique, elle proclame le droit à la liberté de marcher comme bon nous semble et à l'envers si cela nous plait...

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07 janvier 2008

... Puisque les murs ont des oreilles, alors autant leur mettre des boucles ...

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    Des boucles d'oreilles ou des tatouages, tant j'affectionne tout particulièrement le street art. J'adore les artistes qui redessinent les facades fadasses de nos immeubles, ou les tristes mines de nos trottoirs sales... Tout le monde connait les tag de Miss Tic qui des murs parisiens ont attéri sur l'affiche du dernier Chabrol, ou encore les mots d'Amour de Jean-Luc Duez, parsemé deci delà sur nos trottoirs...
    Mais je tombe en pamoison devant ceux, irrésistibles de Banksy, graffeur anglais surdoué. Ses oeuvres éphèmères sont autant de salves critiques envers et contre toutes les aberrations d'un monde à la masse. Banksy a 14 ans quand il signe son premier coin d'rue, à l'heure où le Street Art à la bombe de peinture fraîche est en pleine ébullition à Bristol. Aujourd'hui il a 28 ans, et use avec panache  de pochoirs délicieusement subversifs. Il a notamment réussi a détourner l'attention des gardiens de la Tate Gallery à Londres, pour exposer l'une de ses oeuvres... Alors ça, hein dis donc, franchement il est costaud l'bonhomme ! Non mais sérieusement je vous invite grandement à vous offrir une petite escapade sur son site, chacun de ses grafs invite à la reflexion sur les dégénerescences de notre humanité en déroute. N'est-elle pas fabuleusement déroutante son armée de bonhommes à la bouille jaune fluo comme un pac-man souriant ? N'est-il pas inquiétant son coin d'bâtisse "Tourist Information" ? Ne sont-ils pas flippant ces clichés de gamins enlaçant des missiles ? Si, si, si... En tous les cas moi j'adoooore vous l'aurez compris.  Artiste anonyme au succès fou, il refuse depuis des années de répondre aux appels du pied de grande marque, telle Nike, pour laquelle il a décliné un chèque with a lot of d'zéro sous le prétexte (fort juste) qu'il n'allait pas s'associer à ceux qui font trimer des gamins à l'autre bout de la planète. Je regrette juste que l'on ne puisse acquérir des stickers de ses oeuvres... J'en collerais bien un immense sur l'un des murs blancs de mon salon, car les murs n'ont peut-être pas d'oreilles, mais grâce à Banksy ils se posent en miroir de notre monde, et les reflets qui pointent alors sont de doux éclairs de lucidité...
    Et vous le Street Art vous aimez, y'a des artistes qui vous interpellent plus que d'autres ou alors "nan mais franchement ces sales artistes qui défigurent  nos villes, faudrait les mettre  au frais, hein ma bonne dame" ? 

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18 décembre 2007

... Sur un coin de pelloche #2 ...

Vendome

    J'ai l'honneur de vous présenter une petite merveille, quoi qu'ouis-je qu'écris-je ? Un big bang court tragmé oui, réalisé par un p'tit jeune qui démarre si fort, que son nom hyper compliqué (que je met trois plombes à écrire à en vérifiant soixante fois la place du w et du y, comment  ça y'a pas d'y ?!) sonnera aussi simplement qu'bonjour dans toutes les bouches d'ici pas bien longtemps : David Tomaszewski. Un réalisateur d'à peine 23 printemps, créateur inspiré du premier superhéros français, Vendôme l'homme qui marche sur l'eau, saute et virevolte dans les airs pour battre les méchants gnak gnak. Quand on sait que le budget d'une petite minute de Spider Man flirte au moins avec quelques 100 000 dollars, la débrouille et la créativité de David Tomaszewski tiennent du génie : A peine 6000 euros de bugdet ! Les producteurs se bousculent à sa porte et c'est tant mieux, un long métrage serait en préparation pour les quelques années à venir...  Par contre je ne saurais vous dire si Axe a réellement récupéré ce court métrage pour une campagne pioub pour le web, ou si la présence de la marque était un clin d'oeil de l'équipe du court-métrage pour se faire repérer sponsorisé ! Pis en plus ça ne manque pas d'humour, c'est plein de bonnes idées, wouah ça me laisse songeuse dites donc !!

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09 décembre 2007

... Sur un coin de pelloche #1 ...

Aligato (court-métrage)

    Bah oui c'est pas l'tout de vous parler d'Artistes talentueux, peut-être pourrais-je aussi vous présenter leur travail, hein tant qu'à faire... Aligato, c'est le court métrage d'un pote de pote qu'une chouette potesse (oui ça fait beaucoup d'âmes tout ça) m'a présenté la semaine dernière. Un film brillant de Maka Sidibé, interprété par Maka Sidibé (wouah) et Raquel Jouanneau (sublime). J'aime beaucoup la justesse du dérapage passionnel. C'est infiniment bien mené, bien vue, cette glissade tragique de l'amour simple et pur à la dispute de couple déchirante... Maka Sidibé est au septième art, ce que la rosée est à la nature en plein cagnard, un second souffle. Au delà de son talent indiscutable, j'adore particulièrement sa détermination, son côté touche à tout. Comédien, scénariste, réalisateur et producteur, endosser toutes ces casquettes pour porter haut son projet ne lui fait pas peur, et pourtant dieu sait à quel point cela demande une force titanesque. Aligato connut un sacre phénoménal entre 2004 et 2005, remportant plusieurs prix notables dans les circuits des festivals de court-métrage... Mais je vous laisse vous faire un idée en solo, à vos magnétos !  

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... Histoire de vous Parler d'eux ...

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    Débarquée à Panam depuis quelques années pour tenter de bruler les planches, et surtout les pelloches de ciné, je me rends compte chaque jours un peu plus de l'immense difficulté de "percer" (mais qu'elle est laide cette expression, nom de nom !). Ainsi pour débuter, il ne s'agit pas vraiment de talent mais de nouilles bordant votre séant. D'un état de grâce, associé à un coup de bol fabuleux, sur fond d'alchimie profonde avec d'autres bonshommes du spectacle. Ca c'est pour le plan A, concernant environ 1% des comédiens ou réalisateurs de ce monde. Heureusement, pour ceux dont l'idée de se reposer sur un hypothétique coup de chance, ou de se pavaner de soirée en soirée pour grossir leur carnet d'adresse comme un bon p'tit vrp, ceux dont ces idées les plongeraient dans un spleen terrible, bin il existe un plan B. B comme D comme Débrouille... Un plan un peu moins facile, dont la route se révêle plus tortueuse, faite de bouts de ficelle et de passion. Mon plan à ouam.
    Or Vendredi soir, je trainais mes guêtres au Dune, suite à l'invitation d'une amie à une projection de l'Association Histoire D'Eux. Après m'être acquittée d'un droit d'entrée de 2 euros, je pénétrais dans l'antre fabuleux de ce p'tit coin du Xème arrondissement de panam. Ce billet foutoir, pour vous parler d'Eux le Dune et "Histoire d'Eux". Commençons par l'assoc', portée de bout en bout par Jess, un joli brin d'femme passionée, d'une douceur  à faire rougir de honte les cashmere lavés avec mirlaine. L'idée d'Histoire d'Eux, c'est de faire parler de ceux qui tournent dans l'ombre. De présenter des petits bijoux de la pelloche, des court-métrages  d'artistes "anonymes", dont le regard étonnant est toujours porté avec talent. Ainsi je voyais un court métrage d'une poésie époustouflante, bercé par la voix profonde d'Emile Abossolo N'bo, "Le Clandestin" de Philippe Larue. Un énorme coup de coeur, pour toute la subtilité avec laquelle se dansent la folie du monde et  l'envie délirante de liberté, dans la course au mirage d'un Clandestin. Il y avait aussi une glaciale piqûre de rappel des Filmistes, pour le sidaction, où deux amants exhaltent le jeu de l'amour dans les bras de la mort. Une minute de poésie dans le regard d'une sourde, un quart d'heure d'introspection démente dans les pensées d'un fou... Une soirée délicieuse, suivie de quelques verres de vin blanc, partagés avec tous ces artistes talentueux, passionnés et déterminés à témoigner de ce qui les anime. Une soirée qui me remontait le moral, ressentir cette émulation créative, voir ces têtes d'ampoules du ciné dans ce drôle de cabinet de curiosité qu'est le Dune.
    Le Dune, est un café/resto, qui se bouge comme il faut. Des expos en tous genre, des projos et même des parties de Wii géantes. La déco est tip top, mouvante au grè des artistes exposant leurs oeuvres. De gros fauteuils scotchant, où il fait bon s'affaler... Un accueil chaleureux, des coups doux pour le porte-monnaie... Que s'il était en bas de chez moi, il risquerait fort de devenir ma cantine et mon comptoir attitré !

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(Zolies photos du Dune by Agnes Lebeaupin)

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