30 avril 2008
... Parce qu'il n'y a pas que les p'tites robes ou bien les shoes ...

Du vintage j'adorais déjà la déco, les shoes et les fringues ; mais je n'étais encore jamais tombé à ce point en pamoison devant un bouquin d'antan... Et pourtant, quand un collègue mâle, si maÂale qu'il pourrait utiliser ses poils en râpe à fromage c'est dire, me présenta Chic Pix, je manquais de m'étouffer de bonheur... et de rire. A mesure que je feuilletais ce bijou d'autrefois, que le gentil môssieur avait chiné à Bruxelles (ah ! Mais quel Mâle !), je me faisais la réflexion que si nos livres scolaires d'histoires s'étaient un peu plus étoffé d'imageries semblables, il m'en resterait un poil plus que les fameuses 1492, 1515 et 1789... Tout est dans le ton, et dans Chic Pix, l'humour noir et les sarcasmes dansent avec les couleurs folles d'hier. J'me replongeais donc avec délectation dans l'univers tumultueux du rêve américain et de son "way of life" des fifties aux seventies, entre révolution sexuelle et guerre froide. Quand je pense qu'à peine un demi-siècle nous sépare, et que les rites de l'époque étaient ceux de mes parents, de drôles de palpitations m'envahissent, je plane ! Des fantasmes de la petite secrétaire à l'excitation des ménagères devant une nouvelle gamme de tupperware, en passant par l'émoi causé par les premiers divorces ou la conquêtes des étoiles, tout est tordant. Mais là où je me suis le plus poilée, c'est devant les images des hamburgers sauce uranium, ou encore devant celle des féministes en guerre contre ces hommes si délicieusement manipulable... J'ai tellement adoré que j'ai scanné tout le bouquin, afin de pouvoir partager peu à peu, avec vous, ces clins d'oeils historiques ! Mais vous dites moi, les bouquins vintages ça vous branche ou bien ?


28 avril 2008
........................ Comme un petit air de

... Vacances, de glande, de session canap et de farniente ... Comme un petit air joli joli d'une mélodie douce, murmurant à mes oreilles "balance ton réveil"... Comme une brise de paresse aussi folle que ma course contre le temps... Il était temps. Temps que le soleil se pointe, et éclaire le bout de mon tunnel, qu'il illumine de ses pointes mes yeux en papillotte, qu'ils cessent enfin de ne voir qu'une aiguille qui tourne, tourne, tourne, sur l'horloge de mon chemin. Ouf... Je respire à nouveau. Après seulement 48 h de repos. La vie est belle, et très très vite je vous redonne de mes nouvelles... De bonnes nouvelles. Parce que la vie est belle... Belle... Belle... BELLE !
Edit : Bon alors non je ne suis pas pompette, j'ai connu une sacrée baisse de régime qui m'donnait plus trop l'goût sucré-salé des jours passé, un hiver un peu long dans mon coeur, et la poudre d'escampette dans la tête, l'problème c'est qu'j'ai du mal à parler d'mes problèmes, ici même ; mon blog c'est ma cour de récré, et bon dieu qu'c'est bon de retrouver l'plaisir de jouer !
18 avril 2008
... J'écris donc je suis ...
Quand Nina Sotte Fille inventa de toutes les paillettes de sa tête ce tag si fou, si fou, si fun je criais au génie ! Surtout qu'elle proposait que l'on scan notre écriture , et là j'dois dire que mes doigts firent la ola tous seul. Chouettttte, j'vais pouvoir utiliser le scanner de la boîte en plus ( réflexion complétement débile, je vous le concède mais que voulez vous, moi les grosses machines du futur ça m'excite, ca fait des bips et puis des hips)...
Et voili voilou mon écriture, ma trace, le sillage de ma plume sur papier froissé... Je dois vous avouer que je n'aime pas trop mon écriture, autrefois j'en étais même complexée au point de la travailler des heures entières un dimanche sous la pluie, redessinant chacune des lettres... Et puis le naturel revint au galop, et je me résignais, préférant surtout passer mes dimanches à parler gars&kilos avec les copines, qui elles, mettaient des ronds ou des cœurs sur leur i... Un poil rebelle, je ne tombais jamais dans ce courant, par contre je ne lésinais pas sur les tirets en trop tout partout. Et puis un jour, alors que ma mère s'autorisait une parenthèse professionnelle, elle se passionna pour la graphologie avec l'une de ses copines. Même qu'elle alla jusqu'à l'examen final dis donc... La graphologie est source d'un léger conflit entre Coué coué et ouam, qui en bonne étudiante en psycho considère cette profession comme la lie du charlatanisme et de la psychologie de comptoir. Bin moi je ne suis pas d'accord... Je pense qu'une écriture est instinctive, naturelle, et qu'au contraire elle peut en dire beaucoup sur chacun d'entre nous. Elle est physique, et de la même manière que je ne pense pas à chaque seconde à inspirer et à expirer, je ne réfléchis pas à la forme de mon o ou de mon a quand j'écris un billet doux à mon cher et tendre... Et puis la graphologie a fait beaucoup pour moi dans le passé, c'est grâce à l'expertise d'un éminent graphologue alsacien, que celui qui avait cambriolé mon appartement et menacé, laissant un mot pathétique sur mon miroir (mot écrit avec mon rouge à lèvre fétiche en plus (gniii)) , fut confondu... Et condamné... Moi qui le défendais corps et âme, de tout mon amour, si cette analyse n'avait pas permis de le confondre, je serai encore aveuglément amoureuse d'un monstre ! Et vous la graphologie, vous en pensez quoi d'abord ? Hein ?
Bon, et puisque je suis une très mauvaise élève de la blogosphère ces derniers temps, que je passe trop rarement sur vos blogs pour vous saluer joyeusement, je propose à qui veut de reprendre ce tag... Même si j'aimerais beaucoup voir les pattes de Chat de notre Chat et de celui d'Emma, les mots Zen de la Miss éponyme, les bulles ou non des i de Lullabulle et les mots rigolos d'Amelimelo ;-)
(La pensée philosophique du jour est en fait une chanson toute douce que mon grand père adoré me chantait petite... Elle a pas l'air comme ça, mais cette comptine est d'une poésie toute folle)
09 avril 2008
... La vie est une jungle ...

... Mais c'est un parcours de santé à côté de la route d'une comédienne... Depuis longtemps, très longtemps j'essaye de vous parler un peu plus de ma route tortueuse d'actrice en herbe folle. Ce chemin étant si fou, si intime, si déroutant que je ne sais jamais trop par quel bout le prendre... Et puis vous d'abord, en quoi cela pourrait-il vous intéresser aussi... Mes considérations, mes états d'âmes de plateau et de sunlight ? Enfin, ce n'est un secret pour personne, le cinéma, le théâtre et tant d'autres sont là pour faire rêver le quidam, l'interpeller, ou tout du moins chambouler un poil sa conception du monde, mais ce sont aussi des milieux particuliers, brumeux, où se faire une place est aussi ardu que d'aller planter son drapeau sur la lune.
... Quand je suis montée à Panam, il y a de cela six ans, j'espérais me dégoter des compagnons d'aventures spectaculaires, une troupe, une équipe de cinéma, retrouver ce qui m'excitait furieusement à chaque fois que je sortait d'une pièce ou bien d'un film, l'esprit d'équipe, ma famille du septième art et la mayonnaise qui monte devant tant d'électrons créatifs... Mais bin c't'à dire que bin, en fait, bin le métier c'est pas tout à fait ça ! Oh tristesse infinie, déception phénoménale... Voilà, quand je débarquais sur Panam, je croisais plutôt des âmes solitaires, avides de gloire et de reconnaissance... Pas idéal l'égo surdéveloppé et le narcissisme exacerbé pour partager le plateau, mais voilà telles étaient mes premières rencontres (bon je l'admet ma première école du cours fleu n'était peut-être pas la meilleure, mais ça c'est une autre histoire)... Toujours est-il qu'il me fallu de longues années pour me lier d'amitié "créatrice" avec de bien particuliers trublions et qu'aujourd'hui enfin semble se dessiner un projet fort, un projet fou peut-être, mais bon sang un projet passionnant et prenant, à tel point que le temps ne m'est plus compté, tant il file, file, file...
... Mais revenons à nos moutons, depuis tout ce temps où je souhaitais donc vous parler un peu plus du parcours d'obstacles spécial Goliath qu'est celui de comédienne, je me confectionnais des images pour imager mon propos... Et c'est celle ci-dessus que j'avais envie de sortir en premier. Histoire d'annoncer la couleur. Si vous saviez à quel point la concurrence est rude et les allures impitoyables, ce fut ma première déconvenue, et aujourd'hui encore j'ai du mal à piger le concept : En gros tu kiffes tout le monde, mais le rôle est pour toi, donc tu les écrases tous. J'ai un sérieux problème avec cette idée, un sérieux problème pour me "vendre" (râaa je déteste cette expression, mais force est d'admettre que la comédienne est un produit de grande consommation), et une capacité toute enfantine à ne pas réussir à me représenter les métiers du spectacle comme une immense industrie dont la substantifique moëlle s'entretient à coup de billet vert surtout, de talent moins régulièrement. Pourtant tout est d'une logique infernale... Comment reprocher à une amie de ne pas nous filer un bon plan casting, quand elle même nous voit comme une concurrente ? J'vous assure c'est flippant, de mon côté j'ai toujours partagé, parce qu'au fond je crois au What Gaka (What goes around, comes around), alors pendant longtemps je me vexais quand une jouvencelle qui se prétendait mon épaule éternelle, jouait la cachotière... Je fut terriblement déçue de constater que celui à qui j'avais offert de signer avec un agent qui devait par lui suite le propulser en tête d'affiche, vint me parler comme à une vulgaire bobonne, me demandant sans même me saluer ni me regarder de lui porter un café... L'ascenseur dans lequel je l'avais invité, s'était envolé dans la stratosphère me laissant comme deux ronds d'flan en sous sol... Et puis j'ai fini par accepter cette concurrence, par en comprendre l'essence même et depuis seulement quelques mois, sans devenir noireaude j'essaye d'aiguiser un peu mieux mes sens à la compétition, bien que son esprit me soit complètement étranger. Et j'vous assure la tâche est ardue, compétition et amitié dans un même panier reste un immense paradoxe...
... Bon j'ai fait long là, les prochaines fois ma pensée sera bien plus condensée, promis ! Mais et vous, d'abord quels sont vos métiers, et la compétition vous connaissez ? Vous trouvez cela sain ou bien ?





