18 juin 2007

Régression party...

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    Samedi soir, Paris Panam, le Chamanule et son homme des cavernes (oui elle aussi s'est dénichée un hominibus cavernus, race curieuse de maâale en voie d'extinction, tout à fait passionnante à disséquer, euh étudier), se sont faits les guides spiritiques de ma soirée de débauche. Hé bin ça valait l'coup... Vla ti pô, qu'après un apéro végétal bien enfummé, ils m'entraînèrent dans une fiesta comme que ça f'sait longtemps que je n'y avais pas traîné mes guêtres.
    Après six étages de descente (bon dieu qu'c'est haut la grotte d'un hominibus cavernus !), un fou rire, une grande tige à tête de koala récupérée sur l'trottoir, deux kilomètres à pattes,  un super marché du futur où que la caissière c'est toi, un bus, un métro, cinq minutes dans le dédales des p'tites rues de Panam, nous arrivions... Dans un garage.
    Mais attention, pas n'importe quel garage, nan le garage fun et squatté par le fils du propriétaire, la trash room dont nous avons tous rêvé à 17 ans, la cave du seventies show, le living de djeuns, à la déco improbable, où se cotoyent une armoire XVIIIème, de vieux canapés et fauteuils en cuir défoncés et scotch  larves, une table de ping pong, un frigo customisé avec diverses épitaphes d'ivres et déchirés bonshommes, sans oublier l'indispensable platine de papa, où que les vinyls tournent et se scractchent tout seuls... ou presque.
    Ouais pasque l'hôte des lieux bien sûr n'est jamais très loin de la machine à balancer du son, muni d'une bière dans la main droite, d'une clope ou mieux dans la gauche, il clique et swingue, entre la platine et son ordi et dirige magistralement l'orphéon hypnotiseur, squattant direct nos tympans et les quelques neurones alentours. S'en était fini de mon cervelet, déjà bien atomisé par les litrons de punch obscurs absorbés par mon innocente carcasse.
    Le plongeon était total, me revoilà dix ans en arrière, scotchée au sofa, ricannant bêtement au moindre clin d'oeil, hallucinant sur ces autres étranges et sympathiques soiffards. C'est alors que le Chamanule, me sortit de ma torpeur : "T'sais où sont les toilettes ?". "Hein ? euh, bah nan...". Mission piroom, nous voilà toutes deux dans une quête quasi mystique. Dingue ! Même les chiottes sont raccords années beuveries : à la mode turque, taguées et parfumées sauce kanter & kro. Chamanule était toute contente d'être venue en converse et pas en sandalette...
    Puis je retrouvais mon sofa possessif, depuis lequel je dansais sur du Rage Against The Machine, parce que les djeuns ils dansent assis. Debout c'est pas pratique avec la bière... Et puis c'est dangereux, qu'on pourrait tomber et se faire mal, d'abord. Alors depuis nos repose-larves, nos bras battent le rythment, mais pas trop haut, sinon qu'on se luxerait l'épaule, nos têtes enchaînent les figures de style, nos cous font montrent d'une souplesse insoupçonnée jusqu'alors. Et quand l'on croise un regard, on adopte instinctivement la cool moue à la De Niro... Nous sommes les rois du monde, j'ai 17 ans et je plane...
    Enfin je planais moins dimanche matin... Mais quand même, qu'est ce que c'est bon de temps en temps un régression party, s'imbiber à nouveau de la larve attitude de mes années boutonneuses, avec les tubes de l'époque, les filles d'un côté, les mecs de l'autre...
    Cliquez foncez sur le p'tit écouteur du d'sous, Bad Dreams de Lyrics Born, installez vous confortablement  dans vot' fauteuil et bossez vot' choré  régression, z'allez voir , vous perdrez dix bonnes années d'un coup ! 

Posté par mamzellesoso à 07:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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