12 juin 2007

Sombre Conne...

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    Les bulles de savons qui enveloppent mes neurones me servent généralement de pare à bad trip... Mais aussi parfois, elles s'excitent comme les bulles d'une canette de coca furieusement secouée, elles dansent dans ma tête et font lamentablement glisser mes aptitudes intellectuelles vers le néant  de la nigauderie  la plus sombre...  Oui oui, il arrive que la conne attitude me gagne, et franchement c'est pas facile tous les jours.
Conne...
    La conne Attitude ou comment que je me suis Magistralement vautrée, lors de mon audition pour le Soldat Rose :
Vendredi matin, après une semaine speed comme que depuis longtemps que ça n'avait pas été aussi préssurisant, bin je me suis rendue toute guillerette à mon audition, mes partoches sous le bras... Je n'avais eu que quelques soirées pour répéter, mais quand même, je me sentais poussée par vent, et je pédalais tranquillement vers mon triste sort, que je ne devinais pas alors...
La conne.
J'avais toutefois une petite boule au ventre, un noeud dans la gorge, mais de papillon, parce que pour une fois que je décrochais un casting très intéressant, bin bêtement je me disais que la roue de la fortune se mettait à tourner dans le bon sens... Mouais... Bin elle a du tellement tourner cette satanée roue, que me revoilà dans le trou, youhou les marmottes, me revoilà, tralalala !
Peut-être aussi y mettais-je trop de coeur, et dans le monde des lovely  babies, on appréhende très mal les soudaines montées de stress... Con de monde...  Et cette soudaine montée de stress m'envahie à peine avais je posé un orteil rongé dans le couloir de la mort, ou que pendant une demi heure, tu attends ton tour, dans une ambiance aussi terrifiante que celle des abbatoirs à vaches. Où que pendant une demi heure, tu croises des filles plus belles les unes que les autres,  confiantes et talentueuses.
Mes bulles de savon entendirent alors les boum boum, allant crescendo, de mon p'tit coeur et se lancèrent dans une party enflammée, d'où sortait une chorégraphie littéraire, pour le moins déstabilisante,  qui monopolisait toute mon attention "Qu'est ce que tu fous là, sombre conne ? Mais casse toi avant de te prendre le mur crêpi, casse toi petite conne !".  Comme lobotomisée par ma propre folie, je tentais néanmoins de reprendre le contrôle, quand soudain ce fut mon tour.
Et là c'est grave d'sa mère le drame...
J'entre dans la salle de torture et qui vois-je ? Isabelle Nanty, en chair et en os assise à côté de Louis Chedid... Môman, j'ai peur ! Mais nan, je serai plus forte que tout ça me dis-je alors, et je donnais le change. Toute gourgandine que je suis, je souriais,  j'essayais de paraître  légère et généreuse, créative et à mon aise...
Mais quelle Conne...
Je sors mes partoches et les tends au gentil musicien, qui se propose de jouer "Dans la chaleur des nuits de pleine lune", de Pauline Croze. Chouette, c'est celle que je connais le mieux. Incroyablement attentifs et généreux, ils me proposèrent quelques minutes pour me concentrer et m'entretenir avec le musicien. Mais voilà, quelques minutes de silence devant Louis Chedid et Isabelle Nanty, c'est trop pour moi, j'ai tenu quelques dizaine de secondes et après quelques balbutiements, je me jetait à l'eau... Trop vite, beaucoup trop vite, à peine deux répliques et je stoppe tout. Ce que l'on ne doit jamais, mais jamais jamais faire lors d'une audition. On ne stoppe pas, on ne se paye pas le luxe de recommencer au début... Cela n'est pas professionnel du tout du tout du tout... Le musicien, gentiment s'excuse et s'avoue fautif d'avoir beaucoup trop accéléré le tempo ; mais il n'y est pour rien j'aurais du faire avec... Enfin on reprend quand même du début...
Bon sang mais quelle Sombre  Conne...
Et là c'est la débandade, la panique m'assaille, les bulles de savon savonnent la piste et je me prends le mur... J'aurais pu chanter une pub pour le PQ, que c'aurait été pareil. Je n'interprètais pas pas un mot de la chanson, et un sourire niais s'accrochait bêtement à mes lèvres... et ma conne attitude me plongeait carrément, sur quelques notes, dans le registre graveleux. Ainsi je détruisais cette magnifique chanson, et au lieu de dire "Aux beautés domptées", je disais "Aux beaux tétés domptés" ; ou encore, à la place de "Mon corps se dévoile", j'éructais "Mon corps se défonce"... La honte, de la honte, de la honte, de la honte de la Tehon !

    Le pire c'est qu'ils m'applaudirent, et me dirent merci. Je viens de passer à côté d'une chance incroyable de travailler avec une équipe humaine et généreuse, dont les talents multiples ne sont plus à démontrer... Je suis Conne et je suis Malheureuuuuuuuuuuuse, comme dirait Brigitte Fontaine, grâce à laquelle je ne risque pas de perdre mon sens de l'autodérision... Youhou

Posté par mamzellesoso à 08:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Sombre Conne...

    Alors le moral ou pas ?
    Tu as eu le trac ?

    Posté par charly, 12 juin 2007 à 22:21 | | Répondre
  • Bah Vi...

    Comme dirait Charly... Le trac à donf, le grand moment de solitude la grace qui s'engraisse... Mais vi le moral, pasque faut bien s'accepter hein, comme qu'on est, même avec ses kilos de connerie, nan ?!

    Posté par Mamzelle Soso, 12 juin 2007 à 22:25 | | Répondre
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